Emploi et formation
L'emploi est la première manière pour un jeune citoyen de s'intégrer à la société et de se sentir utile. C'est une condition de l'accomplissement de soi et une manière de s'épanouir. J'ai moi-même appris à aimer mon métier, pourtant difficile quelquefois, comme toutes les professions. J'ai aussi appris à apprécier et à respecter tous les métiers et tous les emplois, comme j'ai appris à respecter les personnes qui les occupent.
Mon programme pour l'emploi et la formation est donc le suivant :
Il faut tout d'abord faire aimer et respecter le travail, donc l'apprendre mieux. La formation est le chemin de l'emploi. Elle doit être adaptée au marché du travail et s'attacher à faire passer, dans le cadre de l'entreprise, l'amour d'un métier à chaque étudiant, quelque soit son âge lorsqu'il quitte le système scolaire. C'est pour cela que je proposerai, si je suis élu, des ateliers-métiers dès la classe de sixième. Je ferais tout mon possible pour qu'aucun élève ne quitte le système scolaire sans avoir eu une approche d'un métier et une expérience en entreprise de moins de deux mois.
Le marché de l'emploi étant, ouverture de la concurrence oblige, de moins en moins favorable pour nos jeunes générations, je leur proposerai un prêt-emploi à taux zéro. Il permettra à tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans et tous les demandeurs d'emplois de postuler à un emploi en proposant leurs services et leur capital, assuré par le prêt-emploi. Il correspondra au minimum à l'équivalent d'une année de SMIC, soit 15 000 euros, et sera majoré progressivement pour atteindre 20 000 euros pour le jeune qui jouit d'un niveau d'études Maîtrise (Bac +5). Les parents n'auront pas à garantir ce prêt puisque ce sera l'Etat qui le fera, en plus de prendre en charge les intérêts de l'emprunt. L'avantage est double : le jeune trouve un emploi et apporte un capital à l'entreprise, qu'il récupérera en dividendes, donc en pouvoir d'achat. Il commence à rembourser dès la deuxième année de travail et les mensualités sont progressives. Cette mesure du prêt-emploi facilitera l'emploi de jeunes dans les petites et moyennes entreprises, d'autant qu'elle sera accompagnée d'un allégement des charges pour ce type particulier d'entreprises. Plus de cinq millions de personnes et près de deux millions d'entreprises sont concernées. Le prêt-emploi sera disponible pour les salariés et les personnes de plus de 25 ans, sur leur demande, et avec un taux d'intérêt indexé sur l'inflation. Cela dans un souci de développement de la participation.
Le Parti Rachid Nekkaz qui propose ce prêt-emploi espère pouvoir ainsi faire embaucher 160 000 jeunes de 18 ans par an, notamment les moins diplômés, mais aussi 250 000 chômeurspar an en qualité de salariés-actionnaires.
Comme je l'ai fais entendre ci-dessus, je prévoit de réduire les charges des petites entreprises. Les entreprises de 2 à 10 personnes auront la possibilité d'embaucher un commercial diplômé avec une exonération totale de charges sociales patronales pendant dix-huit mois. Nous espérons ainsi, avec le Parti Rachid Nekkaz, augmenter le chiffre d'affaires de ces petites entreprises, coeur de l'économie française, donc aussi villeurbannaise, de 30 à 50% sur dix-huit mois. Le nombre de salariés pourra donc aussi être revu à la hausse. Nous estimons cette hausse des embauches entre 15 et 25% sur deux ans.
Pour les entreprises de plus de dix salariés, le Parti Rachid Nekkaz propose de réduire les charges sociales patronales de moitié pour toute nouvelle embauche dans une de ces entreprises, jusqu'à 10% de nouvelles embauches. L'indice de référence de l'effectif de l'entreprise sera, pour chaque entreprise, le 1er juin 2007. Ce chiffre de 10% est lié au taux de chômage national. Si ce taux baisse à 7% de la population active, par exemple, la réduction des charges sociales ne sera appliquée que pour les 7% d'embauches supplémentaires. Nous voulons ainsi augmentons les embauches de 50% sur la législature 2007-2012. Le taux de chômage serait ainsi ramené autour de 5-6%. Lorsque ce taux sera en phase de baisse, les côtisations chômage à verser réduiront et nous pourrons ainsi baisser progressivement les charges sociales patronales.
Ce programme tient compte du fonctionnement réel du monde de l'entreprise, que je connais bien moi-même en tant qu'artisan donc entreprise indépendante. Nous ne pouvons continuer à nous enfermer dans des idéologies économiques pour se sortir du problème concret de la concurrence. Il faut ainsi étudier les propositions liées à la taille du marché pour nos entreprises par des politiques d'incitation à la consommation plus réfléchie et active.
Enfin, je proposerai à Villeurbanne de créer un site Internet permettant de mettre en relation les employeurs et les demandeurs d'emplois. J'organiserai aussi, si je suis votre député, des réunions entre chefs d'entreprises et personnes sans emplois. L'objectif est de faciliter et de multiplier les contacts entre les entreprises, quelque soit leurs tailles, et les demandeurs d'emplois, quelque soit leurs profils ou leurs qualifications. Cela permettra aussi aux deux parties de se comprendre l'un l'autre et ainsi d'éviter des épineux problèmes de discriminations à l'embauche et de difficulté d'adaptation au monde professionnel.