Commerce et artisanat
Le commerce, de surcroît quand il se veut de proximité, est une étape cruciale sur le chemin de la mixité sociale et du bonheur de vivre-ensemble. Une ville sans épicier, sans boucher, sans bijoutier, sans cafetier et sans tous ces commerces de quartier dont nous disposons à Villeurbanne, n'aurait pas d'âme. C'est dans notre ville que j'ai pris goût à cette approche du commerce et à cette relation de confiance avec ses partenaires et ses clients. C'est ici que j'ai décidé de devenir artisan. Je suis ainsi artisan taxi depuis 1984.
Voici mes engagements pour l'artisanat et le commerce :
Tout d'abord, je veux créer de nouveaux commerces de proximité et des services à la personne en plus grand nombre et de meilleure qualité. Pour cela, nous aiderons les jeunes et les sans-emplois à investir dans un commerce. Je proposerai ainsi le prêt-emploi à taux zéro. Chaque chômeur et chaque étudiant en fin de formation, s'ils cherchent à ouvrir ou racheter un commerce, se verront accroder un prêt d'une valeur de 30 000 euros maximum, selon la taille du projet. Ils le rembourseront avec des mensualités graduées suivant l'activité du commerce et l'avancée dans le temps du prêt. Les intérêts et la garantie seront pris en charge et assurée par l'Etat, par le biais d'un centre régional d'aide à la création de commerces. Si cela ne fonctionne pas, je mettrai en place une structure gérée par une coopérative de commerçants et qui permettra de racheter le commerce (locaux et fonds de commerce) et de louer directement à la personne désirant le gérer. Au terme d'un contrat préalablement établi entre le commerçant volontaire et la structure, il pourra acquérir le commerce par ses mensualités versées tout au long du contrat avec la structure.
Pour relancer l'activité de proximité à Villeurbanne, il faut communiquer autour de notre énergie. Je ferai donc éditer un guide des artisans et des commerçants de notre ville. Chaque personne qui le souhaite présentera son entreprise ou son commerce directement. Ce guide ne sera donc pas un annuaire. Il sera distribué sur l'Internet et dans toute la communauté urbaine. Il faut aussi redonner de la valeur au travail de nos artisans et nos commerçants. Je vais donc plus loin en m'engageant devant vous à verser mon crédit de député, destiné à l'association de mon choix si vous me choisissez comme député de Villeurbanne, à une nouvelle association de commerçants et d'artisans de Villeurbanne qui les fera vivre en communiquant sur leurs métiers.
Il faut aussi réglementer la toute-puissante grande distribution pour redonner une chance aux petits commerçants de vivre décemment. La loi Raffarin qui réglemente l'ouverture de nouvelles grandes surfaces était une excellente initiative mais il faut aller plus loin. Je veux réduire le nombre de grandes surfaces. Les politiques en place font tout le contraire : ils lancent des projets gigantesques, comme celui du Carré de Soie à Villeurbanne. A terme, ces grandes zones commerciales vont tuer notre commerce de proximité, je ne peux pas l'accepter. Si je suis député, je serai aussi la voix des artisans et des commerçants à l'Assemblée Nationale. Ils participent activement à la vie de notre ville. Sur le sujet des centres commerciaux, je propose de diviser par deux le nombre de grandes surfaces de plus de 20 000 mètres carrés dans l'est lyonnais d'ici dix ans.
Je souhaite aussi mettre en place une centrale d'achat des commerçants et artisans lyonnais. C'est un projet très compliqué à instaurer mais il aura pour mérite de faciliter la cohésion entre ces acteurs importants de la ville et de leur permettre d'être davantage compétitif vis-à-vis de la grande distribution. Et, puisque tous les problèmes sont liés, j'inciterai les commerçans et les artisans à accueillir des apprentis et des stagiaires dès qu'ils le peuvent. Cela favorisera l'ouverture d'esprit chez les deux acteurs, les ouvrira à l'échange et à la transmission des savoirs, de l'amour d'un métier, de la construction de soi par l'accomplissement. Il faut enfin favoriser l'intégration des handicapés dans l'entreprise et faire de l'emploi d'handicapés une opportunité et non plus une obligation légale.